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Le Royal Palais de Hué


286 400 habitants

Hué fut la capitale du pays pendant les dynasties Tay Son et Nguyen. Au fil des siècles, la ville est devenue un grand centre de l'architecture vietnamienne, ce qui lui a valu d’être classée au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO en 1993.

Par tradition, Hué représente l'un des principaux centres culturels, religieux et d'enseignement du pays. De part et d'autre de la rivière des Parfums, les superbes tombeaux des empereurs Nguyen, plusieurs somptueuses pagodes et les vestiges de la citadelle impériale constituent les principaux attraits touristiques de la ville.

La Citadelle

 

La citadelle (Kinh Thanh) est ceinte de douves sur un périmètre de 10 km. On doit sa construction, entamée en 1804, à l'empereur Gia Long, qui fit choisir le site par des géomanciens. Les remparts construits sur le modèle des fortifica­tions de Vauban, furent consolidés par un écran de brique de 2 m d’épaisseur au début du XIXe siècle.

L'empereur gouvernait depuis la cité impériale (Dai Noi ou Hoang Thanh), elle aussi protégée par des murs de 6 m de haut, à laquelle on accédait par quatre portes, la plus célèbre étant la porte Ngo Mon. Elle comprend entre autres, le palais de la Suprême Harmonie (Dien Thai Hoa), le Cavalier du Roi (Ky Dai) et le temple de culte des rois Nguyen (The Mieu). Au cœur, la Cité pourpre interdite abritait les appartements impériaux.

La tour du Drapeau

Egalement appelée "le Cavalier du roi", la tour du Drapeau (Cot Co) est surmontée d'un mât de drapeau haut de 37 m. Installé en 1809 puis prolongé en 1831, le mât fut abattu par le terrible typhon qui ravagea la ville en 1904. Reconstruite en 1915, la tour fut à nouveau détruite en 1947. Celle que nous voyons aujourd'hui date de 1949. En 1968, le Vietcong y fit flotter le drapeau du Front national de libé­ration pendant vingt-cinq jours.

Les neuf canons sacrés

Situés à l'inté­rieur de la citadelle, à proximité des portes donnant sur la tour du Drapeau, les neufs canons jouaient le rôle de défenseurs symboliques du palais et du royaume, bien qu’ils n’aient jamais été utilisés. Ils ont été fondus en 1804 à partir d'objets de cuivre dérobés aux rebelles Tay Son. D’une taille de 5 m chacun, leur gueule mesure 23 cm de dia­mètre. Quatre canons près de la porte Ngan symbolisent les quatre saisons, et cinq autres à côté de la porte Quang Duc représentent les cinq éléments - le métal, le bois, l'eau, le feu et la terre.

La Porte Ngo Mon


Ngo Mon est la porte principale de la ville impériale de Huê, devant le palais de la Suprême Harmonie (Thai Hoa) et face à la tour du Drapeau.

Historiquement, quand le roi Gia Long bâtit la Cité impériale en l’an 1804, il érigea à l’actuel emplacement de la Porte Ngo Mon, une plate-forme nommée Nam Khuyet, avant de donner l’ordre en 1806 d’élever sur la plate-forme du Sud (Nam Khuyet Dai) le Palais de Can Nguyen. Celui-ci palais fut totalement démantelé un trentaine d’années plus tard par le roi Minh Mang, qui fit rebâtir à la même place, le Palais de Can Thanh et aménager la plate-forme Nam Khuyet de la porte Ngo Mon.

La porte est surmontée du belvédère des Cinq Phénix (Ngu Phung), sur lequel l'empereur apparaissait lors des grandes occasions, telle la publication du calendrier lunaire. C'est sur ce même belvédère que Bao Dai, dernier souverain de la dynastie des Nguyen, abdiqua le 30 août 1945 devant une délégation du gouvernement révolutionnaire provisoire de Ho Chi Minh.

La construction présente une forme en U divisée en deux parties, inférieure et supérieure. La partie inférieure est une plate forme réalisée en briques, en pierres "Thanh" et avec de pierres importées de la province de Quang Nam. La partie supérieure, beaucoup plus légère, est entièrement faite de bois avec une couverture de tuiles. On y accède par deux escaliers. La porte principale, la porte de Ngo Mon réservée au roi, est pavée de pierres "Thanh" tintées en jaune. De chaque côté, les portes de Gauche et de Droite sont réservées aux mandarins civils et militaires. La partie supérieure, le pavillon de Ngu Phung avec les 2 ailes supplémentaires semble former, vues du ciel, 5 phénix aux ailes déployées et aux becs entrelacés. La toiture du pavillon central est couverte de tuiles jaunes "luu ly", les autres de tuiles bleues "luu ly". La décoration est d’une extrême finesse : dragons courant sur les bordures des toitures sont ornés de décorations de dragons, chauve-souris portant des pièces d’or dans la bouche, gravure de d’abricotiers en fleurs, d’orchidées, de chrysanthèmes incrustées de porcelaine de couleur…

À l’étage supérieur du pavillon, la reine et les femmes du roi vivaient dans des salles cloisonnées de bois, et n’étaient autorisées à regarder à l’extérieur qu’à travers des fenêtres dissimulées derrière des stores, empêchant quiconque de les apercevoir.

L’étage inférieur restait généralement vacant, à l’exception des jours de cérémonie. Le roi trônait devant un gros tambour, que l’on utilisait chaque jour pour sonner l’ouverture et la fermeture de la Citadelle, ainsi que des cloches. Quand retentissait le tambour à la porte Ngo Mon, tonnaient les canons de la tour au Drapeau… Signal d’ouverture et de fermeture des portes pour la garde.

Le palais de la Suprême Harmonie

Le palais de la Suprême Harmonie, où étaient organisées les grandes cérémonies, se situe sur l’axe central de la Citadelle et de la porte Ngo Mon.

L’origine de sa construction remonte à 1805, sous le règne de Gia Long qui y organisa la cérémonie officielle de son avènement en 1806. Alors légèrement en retrait par rapport à sa situation actuelle, il fut déplacé à son emplacement actuel en 1933 par le roi Minh Mang, et installé sur un terrain surélevé. Longue de 44 m,

large de 30,50 m et haute de 11,80 m, la construction comprend une partie centrale de 5 pièces et 2 appentis, ainsi qu’une autre partie divisée en 7 pièces et 2 appentis.

Ce grand palais aux colonnes rouges et dorées de dragons, comporte dans sa partie centrale un large panneau sur lequel on peut lire l’inscription Thai Hoa Dien (Palais de la Suprême Harmonie). Au fond en haut d’une estrade composée de trois marches, domine le trône du roi, à l’abri d’un baldaquin de dentelles dorées et brodées de dragons. Au centre du toit en tuiles vernissées jaunes, deux dragons jouent avec la lune. De manière à encore embellir le palais, le roi Minh Mang ordonna en 1839 que soient repeintes en rouge et dorées toutes les parties en bois. Plus tard, en 1894, le roi Thanh Thai fit daller le sol de carreaux de couleur.

Devant le palais, s’étend l’esplanade des Grandes Salutations (Cour Dai Trieu Nghi) avec son dallage de granit Thanh, et ses deux niveaux supérieurs réservés aux mandarins civils et militaires. De chaque côté de l’esplanade dépassent de petits écriteaux stèles indiquant la place attribuée aux mandarins. Au fond de la cour, près du pont Trung Dao, une nouvelle cour était réservée aux patriarches des villages qui souhaitaient assister aux grandes cérémonies.

Le palais de la Suprême Harmonie était réservé aux grandes cérémonies solennelle : avènement royal, choix du prince héritier, accueil d’ambassadeurs, grandes audiences… Avaient le début de ces audiences, qui se tenaient deux fois par mois, le roi était coiffé du chapeau Cuu Long aux neuf dragons, et portait une tunique jaune attachée par une grande ceinture. Tenant dans la main de l’encens parfumé, il s’asseyait sur le trône. L’assistance était alors réduite aux grands mandarins, ducs et princes, tandis que les autres patientaient dehors, dans la cour, chacun à sa place. Les grandes audiences débutaient très tôt et devaient s’achever avant le lever du soleil.

Les salles des mandarins

Dans ces bâti­ments, restaurés en 1977, les mandarins se préparaient pour les cérémonies impériales tenues dans la salle de réception Can Chanh. Les salles se trouvent derrière le palais de l'Harmonie suprême, de part et d'autre d'une cour dans laquelle se tiennent deux gigantesques trônes de bronze (vac dong) du XVIIè siècle.

Les neuf urnes dynastiques

Coulées en 1835 et 1836, les neuf urnes (dinh) retracent à travers leur ornementation, les événements de la vie des souverains de la dynastie des Nguyen. Les motifs ciselés, certains sont d'origine chinoise, représentent le soleil, des montagnes, des fleuves… Haut de 2 m pour un poids de 1 900 à 2 600 kilos, les dinh sont le symbole de la puissance et la stabilité de la dynastie de Nguyen.

La Cité pourpre interdite

Construite en 1804 dans les premières années du règne de l'empereur Gia Long, la cité s'appela d'abord Cung Thanh avant qu’on ne lui donne son nom actuel en 1822. Elle communique avec la ville impériale par sept barrières, était réservée à l'usage personnel de l'empereur. La Cité pourpre interdite (Tu Cam Thanh) ne pou­vait accueillir que les eunuques, car ils ne représentaient aucune menace pour la

vertu des concubines royales.

La ville interdite abrite différentes œuvres architecturales qui sont entre autres le palais Can Chanh, Ta Huu Vu (originalement appelés pavillons de l'Est et de l'Ouest), le palais Can Thanh, la résidence Khon Thai, le palais Kien Trung le belvédère de la Lecture (ou pavillon des Archives) et le théâtre Royal.

La bibliothèque royale (Thai Binh Lau) constituée de deux étages, a été partiellement restaurée. Non loin de là se dressent les restes du Théâtre royal (Duyen Thi Duong), dont la construction démarra en 1826 et qui fut, plus tard, reconverti en Conservatoire national de musique.

Le Pavillon de la Splendeur

Au centre de la cour du temple dynastique, se tient l’élégant pavillon de la Splendeur. Construit sur un terrain rectangulaire en 1821, sous le règne de Minh Mang, ce pavillon de 21 m de long sur 13 m de large présente deux étages. Le premier étage, tout comme le rez-de-chaussée, est divisé en trois pièces, tandis qu’une seule salle occupe tout le deuxième. Des briques de Bat Trang couvrent le sol du rez-de-chaussée. L’intérieur est sculpté de fins motifs de fleurs, de lianes ou d’animaux. Devant et derrière, deux escaliers donnent sur la cour du temple dynastique.

Le pavillon de la Splendeur a été construit en l’honneur de tous ceux qui ont soutenu les Nguyên dans l’établissement de leur dynastie. Le temple dynastique est dédié aux rois, et les pavillons Ta Huu et Tung Tu qui jouxtent le pavillon de la Splendeur, sont en hommage aux mandarins. Par égard pour sa signification divine, les rois de la dynastie des Nguyên interdirent que soit érigé au sein de la citadelle, des constructions qui dépassent en hauteur le pavillon de la Splendeur.

 

Pagode Thien Mu

 

Située sur la rive gauche de la rivière de Parfums, à quelque cinq kilomètres du centre-ville, la pagode de Thien Mu domine la colline de Ha Khe. Selon la légende, les paysans virent apparaître comme dans un songe, une vieille femme habillée d’une robe rouge et un pantalon vert. Elle annonça qu’un seigneur édifierait un jour, plus tard, une pagode à cet emplacement, puis s’évanouit. Le seigneur Nguyên Hoang entendant l’histoire colportée, décida de faire ériger la pagode, qu’il baptisa pagode de "Thien Mu", pagode de la Dame Céleste.

Construite en 1601, puis restaurée en 1665 sur ordre du seigneur Nguyên Phuc Tan, elle fut complétée d’une énorme cloche en 1710, à la demande du seigneur Nguyên Phuc Chu. En 1715, une stèle sculptée de 2,58 m haut y fut déposée sur une tortue en marbre. Elle fut encore restaurée à maintes reprises sous la dynastie des Nguyên, les rois Gia Long, Minh Mang, Thieu Tri et Thanh Thai, avant que n’y soit érigée la tour octogonale de Phuoc Duyên en 1844.

Le temple principal, Dai Hung, abrite des statues en cuivre brillantes, un gong en cuivre fondu en 1677 ainsi qu’un panneau transversal en bois laqué d'or, paraphé par le seigneur Nguyên Phuc Chu, en 1714. Autour des temples, maisons d'abstinence bouddhique occupées par les bonzes, et salles de réception des visiteurs, s’étendent des jardins floraux, jusqu’à la lisière de la pinède.

Suite aux dommages causés en 1943 et 1945, la pagode fut l’objet d’une restauration qui s’étira sur 30 ans

 

La Rivière des Parfum

 

La rivière des Parfums traverse paisiblement la ville de Huê, jusqu’à se jeter dans la mer au niveau de l’embouchure de Thuan An. Les eaux de la première de ses deux sources, celle de Truong Son, roulent à travers 55 cascades jusqu’à Bang Lang, point de rencontre avec les eaux jaillies de la source Nord. C’est à la croisée des deux cours déjà apaisés, que prend naissance la poétique rivière des Parfums. Après le franchissement du temple de Hon Chen, au pied de la montagne Ngoc Tran, la rivière bleuit brusquement.

On s’y promène en sampan, entre rêve et poésie, en se laissant peu à peu gagner par le murmure des eaux et les chants lointains de la romantique Huê. Derrière les murailles et remparts des berges, on devine la vie des rues de la cité, les vergers, les pagodes et les tours... C’est la rivière des Parfums qui conserve à la cité impériale cette tranquillité, cette délicatesse, comme un écrin, sur cette terre de profonde culture.

La rivière des Parfums traverse paisiblement la ville de Huê, jusqu’à se jeter dans la mer au niveau de l’embouchure de Thuan An. Les eaux de la première de ses deux sources, celle de Truong Son, roulent à travers 55 cascades jusqu’à Bang Lang, point de rencontre avec les eaux jaillies de la source Nord. C’est à la croisée des deux cours déjà apaisés, que prend naissance la poétique rivière des Parfums. Après le franchissement du temple de Hon Chen, au pied de la montagne Ngoc Tran, la rivière bleuit brusquement.

On s’y promène en sampan, entre rêve et poésie, en se laissant peu à peu gagner par le murmure des eaux et les chants lointains de la romantique Huê. Derrière les murailles et remparts des berges, on devine la vie des rues de la cité, les vergers, les pagodes et les tours... C’est la rivière des Parfums qui conserve à la cité impériale cette tranquillité, cette délicatesse, comme un écrin, sur cette terre de profonde culture.

Le tombeau de Minh Mang

 

Le tombeau du roi Minh Mang est situé sur le mont Cam Ke, à une douzaine de kilomètres de Huê, sur la rive ouest de la rivière des Parfums. Quarante monuments comprenant des palais, pavillons, temples, y ont été érigés symétriquement le long de l’axe formé par la Porte Dai Hong et le pied du mur d’enceinte La Thanh. Il constitue un modèle d’harmonie avec la nature.

En avril 1840, le roi Minh Mang rebaptisa le mont Cam Ke en mont Hieu Son, en même temps qu’il dénomma son futur tombeau Hieu Lang. La construction débuta en septembre 1840, soit à peine quatre mois avant que la maladie ne l’emporte. Son successeur, Thieu Tri, poursuivit la construction qui prit fin qu’en 1843.

La grande Porte Dai Hong Mon, la porte principale, comporte 3 entrées aux 24 toits somptueusement décorés. Elle ne fut ouverte qu’une fois, pour permettre le passage du cercueil royal avant de se refermer pour l’éternité. Les accès et sorties du commun des mortels se font par les deux portes latérales.

Au passage de la Grande Porte, on aperçoit des statues en pierre représentant des mandarins, des éléphants et des chevaux formant deux rangées. On entre dans une cour à 4 niveaux, pour accéder à la porte Hieu Duc, puis au temple Sung An conservant les tablettes du culte voué au roi et à la reine Ta Thien Nhan. Enfin, la porte Hoang Thach clôt la zone réservée au culte.

Après avoir franchi les trois ponts de Trung Dao, Ta Phu, Huu Bat sur le lac Truong Minh, on débouche sur le pavillon Minh Lau, le pavillon de la Lumière, sur le versant du mont Tam Dai Son. Ce pavillon de forme carrée comprenant un étage est coiffé d’un toit octogonal, et encadré de deux grandes colonnes en pierre. Derrière, s’étendent deux jardins épousant la forme du caractère Tho de la longévité, le long de l’allée Than Dao.

Le lac Tan Nguyet en forme de croissant de lune met en relief les contours de

l’enceinte du tombeau. Après le passage des ponts de l’Intelligence et de la droiture, se dessinent 333 marches de pierre menant à la tombe du roi, appuyé sur la colline Khai Trach Son.

 

Tombeau de Tu Duc

 

Le tombeau de Tu Duc, également appelé tombeau de la Modestie, couvre 475 hectares de pinède sur la rive droite de la rivière des Parfums, à quelque huit kilomètres de Huê. La nécropole a été construite de 1864 à 1867 en respectant le relief de colline qui la supporte.

Le souverain qui dessina lui-même les plans du site, où il vécut durant la construction pour superviser les travaux. Les dépenses astronomiques que son aménagement occasionna et l’enrôlement de force des ouvriers, provoquèrent un soulèvement, qui fut réprimé dans le sang en 1866. Tu Duc dont le règne fut le plus long de toute la dynastie, vivait dans une débauche de luxe. 104 épouses et concubines à n’en plus compter, ne suffirent toutefois pas à lui laisser une descendance.

Abrité derrière une solide muraille octogonale, on accède au tombeau de Tu Duc par la porte Vu Khiem. De là, une promenade conduit à l’embarcadère Du Khiem sur le lac Luu Khiem, où Tu Duc aimait venir chasser. En face, s’élancent les colonnes du pavillon Xung Khiem, dans lequel l’empereur venait composer ou déclamer des poèmes, en compagnie de concubines. Derrière la cour Khiem Cung, se dessinent quelques marches menant à la porte Khiem Cung, en avant du temple Hoa Khiem. Ce lieu aujourd’hui voué au culte de l’empereur et de l’impératrice Hoang Le Thien Anh, fut celui où l’empereur séjourna durant les inspections de chantier. Nombre d’objets y ont été retrouvés, parmi lesquelles un miroir ayant appartenu aux concubines, une horloge, deux trônes.



Patrimoines mondiaux - Le Royal Palais de Hué - Secret du Vietnam

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Le Royal Palais de Hué - Secret du Vietnam

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